04 juillet 2009
Bébé pleure ?
"Les pleurs d'un bébé sont exactement aussi importants qu'ils en ont l'air"
J. Liedloff
Imaginez un instant ceci :
Vous avez été kidnappé par des extra-terrestres à bord de leur vaisseau spatial, et ils vous ont amené sur une planète lointaine. Vous vous y retrouvez entouré de géants inconnus, dont vous ne parlez pas la langue. Deux de ces géants prennent soin de vous. Vous êtes totalement dépendants d'eux pour satisfaire tous vos besoins élémentaires : nourriture, boisson, confort, et surtout vous rassurer sur le fait que vous êtes en sécurité dans cet endroit étrange.
Maintenant, imaginez que vous avez mal, ou très soif, ou encore que vous avez besoin de soutien affectif, mais que vos deux gardiens restent sourds à vos cris de détresse. Vous ne parvenez pas à obtenir leur aide, à leur faire comprendre ce qu'il vous faut. Vous voici désormais avec un autre problème plus sérieux que le précédent : vous vous sentez complètement impuissant dans un monde étranger.
(...)
Bien que la prime enfance soit une période éprouvante pour les parents, le bébé est tout simplement trop jeune et innocent pour "supporter" la cause de ses cris, quelle qu'elle puisse être. Il ne peut pas se nourrir seul, changer sa couche ou se consoler comme la nature a prévu qu'il le soit. C'est clairement de la responsabilité des parents de répondre aux besoins de leur bébé en ce qui concerne les soins, la sécurité et l'amour ; répondre aux besoins de calme et de solitude des parents ne relève pas de la responsabilité du bébé.
(...)
Bien qu'ils puissent être stressants, les pleurs du bébé ne devraient pas être perçus comme une lutte de pouvoir entre l'enfant et ses parents, mais comme un bienfait de la Nature, qui s'assure ainsi que tous les bébés peuvent grandir et devenir adultes généreusement dotés du pouvoir d'aimer et de faire confiance.
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
05 juin 2009
Donne chatons

Ils sont nés mi-avril.
Je pourrai les donner à des bras accueillant dans quelques petites semaines !
Sont pour l'instant à 20km sud de Cahors.
Les 2 du milieu sont des femelles, les 2 autres, des mâles, forcément (!)
Vous pouvez me contacter à travers les commentaires par le blog.
30 mai 2009
Travail en voie lactée
Travail en voie lactée 1ère partie
Travail en voie lactée est un film de 26 minutes qui apporte des clefs
pour les femmes qui souhaitent mener à bien leur projet d’allaitement,
notamment à la reprise du travail. Allaiter c’est possible ! Allaiter
et travailler c’est possible avec des informations, des aménagements et
du soutien. Un film divertissant et enrichissant. Les conseils
pratiques, les avantages, la loi, l’histoire, le travail et les femmes,
vous saurez tout ce qu’il est bon de savoir pour se faciliter la vie et
réaliser votre rêve !
Travail en voie lactée 2ème partie
Travail en voie lactée 3ème partie
Travail en voie lactée 4ème partie
Travail en voie lactée FIN
29 mai 2009
Messages cachés
Voici un article que j'ai trouvé chez les Louves. Il est super bien fait et mérite d'être connus, ainsi, je fais passer le message :

Nouveau-né
Ce que nous disons: "Tu peux hurler tout ton saoul, je ne te reprendrai plus dans les bras ! "
Ce que nous pensons: "ça me fend le cœur mais tous ces spécialistes ne peuvent pas avoir tort."
Ce
que pense l’enfant: "Ils ne m’aiment pas. Ils ne font aucun cas de ma
souffrance. Maman est parfaite, alors il doit y avoir quelque chose qui
cloche avec moi. Je ne mérite l’amour de personne."
Ce
que nous disons trente ans plus tard:"Mais bon sang, qu’est-ce que tu lui
trouves à ce Tom? Comment peux-tu le laisser te traiter ainsi ? Ne
sais-tu pas que tu mérites bien mieux que cela?"
Bébé
Ce que nous disons: "Plus de tétée, tu est bien trop grand pour ça maintenant !"
Ce que nous pensons: "je continuerais bien à allaiter, mais toutes ces critiques familiales sont insupportables."
Ce
que pense l’enfant: "je viens de perdre la chose la plus importante de
ma vie : ces longs moments de câlins, et cette nourriture qui me
comblaient. Je dois avoir fait quelque chose d’horrible. Je dois être
une affreuse personne"
Ce que nous disons trente ans plus tard: "Pourquoi bois-tu autant?"
Deux ans
Ce
que nous disons: "Tu n’as plus le droit de venir dans notre lit. Ne
t’inquiète pas, tu ne seras pas seul. Regarde, il y a un beau doudou
pour te tenir compagnie"
Ce que nous pensons: " grand-maman pense
que ce n’est pas bon de dormir avec toi dans notre chambre. Je ne sais
pas vraiment pourquoi mais je crois que c’est plus important de lui
plaire que de te satisfaire. De toutes les façons, ce nounours devrait
te ravir."
Ce que pense l’enfant: "ce n’est pas juste ! Eux, ils
reçoivent de vrais câlins, avec de vraies personnes. Ils ne me
connaissent pas très bien. Ils n’accordent pas beaucoup d’attention à
mes sentiments. Bon tant pis, ils m’ont au moins offert ce doudou."
Ce
que nous disons trente ans plus tard: "Ma chérie, je sais que tu es
triste parce que Tom t’a quitté mais ce n’est pas une raison pour te
défouler sur ta carte bleue? Est-ce que tous ces achats vont te
permettre d’aller mieux? ce ne sont que des objets et c’est un homme
qui t’a quitté ! Je me demande depuis quand tu es devenue si
matérialiste !"
Quatre ans
Ce que nous disons: "Tu sais que tu ne dois pas frapper ton frère. Je vais te mettre une fessée mémorable ! "
Ce
que nous pensons: " Il y a peut-être un autre moyen de faire face à ce
problème, mais c’est ce que faisait mon papa, il devait avoir raison."
Ce
que pense l’enfant: " j’étais tellement en colère contre mon frère que
je l’ai frappé. Maintenant papa est tellement en colère contre moi
qu’il me frappe. Je crois que c’est OK que les adultes frappent, pas
les enfants. Je ne sais pas ce que je peux faire si je suis en colère…
alors vivement que je sois un adulte!"
Ce que nous disons trente
ans plus tard: "Une bagarre de bistrot ? Les adultes ne frappent pas,
juste parce qu’ils sont en colère. Je ne t’ai jamais appris à avoir
recours à la violence !!"
Six ans
Ce que nous disons: "Ah c’est un grand jour pour toi ! N’aie pas peur, fais seulement ce que la maîtresse te dira de faire ! "
Ce que nous pensons: " Pitié ne me fais pas honte en te comportant mal à l’école !"
Ce
que pense l’enfant: "Mais j’ai si peur, je ne suis pas prêt à me
séparer de mes parents de si longues heures. Peut-être en ont-ils marre
de moi. Si je fais tout ce que la maîtresse dit, ils m’aimeront
davantage et me garderont à la maison!"
Ce que nous disons trente
ans plus tard: "Quoi ?! Tes copains t’ont entraîné dans la drogue?
Pourquoi fais-tu donc tout ce que les autres te disent de faire ?
N’as-tu pas d’esprit critique ?"
Huit ans
Ce que
nous disons: "ton professeur dis que tu es étourdi. Comment vas-tu donc
apprendre quoique ce soit d’important si tu n’écoutes pas ! "
Ce que nous pensons: " Si mon gamin n’est bon à rien, c’est que j’ai échoué dans son éducation."
Ce
que pense l’enfant: "Toutes ces choses que dis la maîtresse ne
m’intéressent pas mais j’imagine qu’elle les connaît bien mieux que
moi. Les sujets qui m’intéressent vraiment doivent être sans aucune
importance dans la vie."
Ce que nous disons trente ans plus tard:
"A vingt-huit ans, tu ne sais toujours pas ce que tu veux faire de ta
vie ! Y-a-t-il une chose au monde qui t’intéresse ???? "
Dix ans
Ce que nous disons: "tu cassé une autre assiette ! Ce n’est pas grave, désormais je ferais seule la vaisselle! "
Ce
que nous pensons: " je sais que je devais être plus patiente avec toi,
mais au moins, en te poussant un peu, la vaisselle sera faite !"
Ce que pense l’enfant: "Oh là là qu'est-ce que je suis maladroit ! Je ferais mieux de ne plus proposer mon aide à personne"
Ce
que nous disons trente ans plus tard: "Tu veux ce boulot et tu n’as pas
envoyé ta candidature ??? Tu devrais avoir plus confiance en toi !"
Douze ans
Ce
que nous disons: " File dehors jouer avec tes copains – tu t’amuseras
bien mieux qu’en traînassant toute la journée à la maison "
Ce que
nous pensons: " Je sais que je devrais passer plus de temps avec toi,
mais j’ai tellement à faire à la maison. Et puis c’est une bonne chose
qu’il y ait autant d’enfants dans les environs."
Ce que pense
l’enfant: "J’ai envie de faire des tas de choses avec maman et papa
mais ils sont toujours tellement débordés, je suppose que mes copains
m’aiment davantage !"
Ce que nous disons trente ans plus tard: "Tu
ne nous appelles jamais, tu ne viens plus nous rendre visite. On dirait
que tu n’en as rien à faire de nos sentiments ! "
Quatorze ans
Ce que nous disons: " Veux-tu quitter la pièce s’il te plaît. Ton père et moi avons des choses personnelles à discuter."
Ce que nous pensons: " Nous avons des secrets que nous préférerions que tu ignores."
Ce que pense l’enfant: "je ne fais pas vraiment partie de cette famille !"
Ce
que nous disons trente ans plus tard: "Tu es en taule ? pourquoi ne
nous as-tu pas dis plus tôt que tu avais de gros ennuis ? Ne sais-tu
pas qu’il n’y a pas de secrets de notre famille ? Nous avons tout fait
pour toi, qu’avons-nous donc fait de travers ?! "